RICTUS
Catégorie :
Coup de gueule
Créé le :
01 sept. 2009 12h34 par sirconstance
Modifié le :
15 déc. 2011 21h27
Visité :
701 fois
Cette semaine :
5 fois
Description :
Des trucs que j'ai (eu) l'occasion d'écrire et qui demeurent d'actualité...
|
|
|
| Créé le : |
15 déc. 2011 21h27
|
Article posté par : |
Web |
|
LE COMPLOT EST « OURDI »… N’EN DEPLAISE AUX CHRONIQUEURS
Nous n’allons pas réinventer le monde !... En tout temps et sous tous les cieux, le verbe « ourdir » a toujours été un alibi des pouvoirs, tous les pouvoirs, pour justifier des complots qu’ils s’ingénient à fomenter afin de créer les diversions, jeter des anathèmes, prévenir les dérapages, désamorcer les crises, imprimer les virages, préparer les opinions etc…
Dieu dans son omniscience et son omnipotence a crée le diable et lui a donné le pouvoir de comploter et c’est un complot biblique qui fut la cause du « oust ! » divin par lequel nous fûmes privés du paradis gracieux de la genèse pour être livrés à l’examen afin de le mériter à nouveau… l’examen consistant, toutes les croyances vous le diront, à ne pas succomber aux complots « ourdis » par Satan et ses émules…
La « raison d’Etat » et l’invocation du complot « ourdi » ont conduit à éliminer Lumumba, à dissoudre Ben Barka dans la soude, à trucider Baader dans sa geôle, à suicider Abdelhakim Amer et à pendre Bhutto … l’inventaire des « opérations » menées par les « services » pour les besoins des causes des pouvoirs est si étendu qu’on peut sans grands risques de se tromper lui « coller » les pires des perfidies qu’ait connues l’humanité, les plus atroces des tragédies devant lesquelles Cap Sigli ne fut qu’une dérisoire chiquenaude…
Mais les pouvoirs qui s’ingénient à conjuguer le verbe « ourdir » ne le font pas toujours pour de vilains montages visant à faire perdurer les états d’iniquité de leurs manipulateurs de l’ombre… Et en ce pays où, comme ailleurs, la sournoiserie régit les rapports politiques, ce serait prêter une ingénuité et une innocence déplacées aux autres services (marocains, français, israéliens, américains, russes ou chinois…) que de diaboliser nos seuls services en « dérisionnant » à vue sur le verbe ourdir à chaque fois que l’idée de complot est lancée ou que les preuves d’un complot sont présentées …. Et c’est assurément participer aux « complots ourdis » par les autres que de mettre en doute toutes les preuves des complots en les mettant sur le compte de notre propre « complotite ».
C’est à ce périlleux exercice que s’attellent avec délectation des chroniqueurs de presse et autres journalistes en mal de complots à déjouer, qui brandissent avec des « eurekas » indécents ce verbe à chaque fois que se dessinent les velléités d’ingérence extérieures dans nos affaires, les tentatives d’infléchissement de nos positions ou les volontés de nous inclure dans des agendas qui ne sont ni de notre initiative ni de notre intérêt.
Ces chroniqueurs et autres « décortiqueurs » assidus des missions secrètes prêtées à nos « services » continuent l’œuvre d’une certaine opposition qui doutait à grand renfort de micros et de unes des journaux des exactions terroristes (et qui continue à le faire), cultivant l’amalgame du « qui tue qui » et justifiant tous les coups de boutoirs que reçoit le pays par une seule litanie, celle du complot « à rebours » que n’arrêterait pas d’ « ourdir » le pouvoir contre lui-même pour, selon eux, mieux faire admettre à l’opinion l’idée d’un adversaire sournois qui lui en voudrait et en voudrait par voie de conséquence à notre pays et à son peuple…
Cette litanie s’est graduellement incrustée dans les esprits au point qu’aujourd’hui elle est devenue une seconde nature : rares sont les citoyens qui continuent à préserver un minimum de discernement susceptible de leur faire prendre conscience que le verbe « ourdir » ne se conjugue pas obligatoirement avec un seul pronom personnel : le « on » de cette nébuleuse très pratique dans laquelle on amalgame de manière très peu innocente (encore un complot ourdi !) le « pouvoir, régime, système » mais qu’il peut, à l’heure ou la sphère régionale connaît un bouleversement de grande ampleur, être aussi réel que celui qui a été savamment concocté à nos frères libyens et tunisiens et à nos cousins égyptiens, yéménites et syriens par les rois et émirs pollués de pétrole pour discréditer les républiques, afin de mieux caricaturer l’Arabe dans son rôle de vassal soumis de droit divin aux têtes couronnées...
Sous d’autres cieux, tout en étant consciente des non-dits, à priori ou en en prenant conscience à postériori, on refuse d’incriminer le Mossad, la CIA, la DST ou le M15… Pire, on cautionne presque les complots qu’ils « ourdissent » et ils sont parfois si vilains ! … du montage de Timisoara au sabotage du Rainbow Warrior, de la baie des cochons à l’assassinat d’Abou Iyad, de l’acte de piraterie aérienne contre les « historiques du FLN » à la capture à la Rambo d’Abdellah Ogalan, du raid sur Entebbé aux assassinats ciblés des savants nucléaires iraniens… Ces « hauts faits » de « leurs » services sont même l’objet de films et de livres dans lesquels on chante leur perspicacité et leur professionnalisme… et c’est toute la différence entre nous et eux…
Eux se forcent à se convaincre que les instruments de leur gouvernance sont là pour les préserver des « complots ourdis » même en en ourdissant…
Pour notre part, nous nous persuadons que c’est nous qui « ourdissons » les complots même quand les faits et l’actualité nous prouvent que ce sont les autres qui nous les « ourdissent »…
En réalité, le complot est vraiment « ourdi » et l’une de ses facettes les plus sournoises et les plus démobilisatrices qui nous fait dangereusement baisser la garde, c’est la dérision devenue mode journalistique et sport éditorial national sur le verbe « ourdir »…
|
| AFIN QUE NUL NE DISE : JE N’AI PAS ETE ASSOCIE ! |
|
| Créé le : |
12 juin 2011 21h56
|
Article posté par : |
Web |
|
Face au carrousel de leaders qui défilent devant Bensalah et dont la plupart sont des généraux sans troupes qui ne représentent même pas leur propres personnes car n’ayant ni philosophie sociale, ni projet de société en tête, ni principes à défendre, on peut sans grand risque prévoir ce que donneront ces consultations marathoniennes initiées par Monsieur le Président de la République suite aux mouvements de contestation de Janvier que certains ne désespèrent pas de régénérer en soufflant vainement sur leurs cendres.
Ces consultations sont ignorées royalement par ce bon peuple algérien à qui « on ne la fait plus » après qu’on l’ait utilisé depuis 1962 comme banc d’essai à toutes les expériences que ses pseudos élites lui présentaient à chaque fois comme solutions idéales de gouvernance… De la « Charte d’Alger » à la « Charte Nationale » puis à la Constitution revue et corrigée à chaque virage politique, à chaque « redressement » ou à chaque révolte populaire d’envergure, ce ne sont pas les textes qui nous manquent mais leur application qui fait défaut, tant il est vrai que dans notre frénésie « textivore », nous avons pris l’habitude de promulguer l’antithèse avant même d’avoir expérimenté la thèse et aujourd’hui, ce ne sont pas de nouveaux textes que nous devrions penser à imposer comme carcans supplémentaires qui s’ajouteraient à notre déjà trop lourde bureaucratie mais un « formatage » radical du JORADP qui nous conférerait la liberté d’entreprendre de créer, de réfléchir, d’écrire, de dire, de lire et de rire sans cette censure castratrice que des coupeurs invétérés de cheveux en quatre appellent « réglementation » et qui est très souvent la source de toutes les corruptions, de tous les abus de pouvoir, de droits et de privilèges et de tous les blocages, de toutes les contestations.
L’opération « consultation » que le Président voulait la plus large possible semble s’orienter, au vu des invités, vers celle exclusive de ces pseudos leaders qui n’ont rien prouvé et qui savent nager avec allégresse dans les eaux putrides du conformisme quand on leur offre le moindre strapontin mais qui crachent les flammes sulfureuses de la contestation dès qu’ils se voient éjectés par la centrifugeuse de l’Histoire ou par l’effet de la sénilité.
Ces gens là théorisent pompeusement sur des options politiques, culturelles, économiques, identitaires, cultuelles ou sociales en lesquelles ils sont les derniers à croire. Leurs slogans, leurs invectives, leurs diatribes ne sont mêmes pas destinés à leurs troupes dont l’insignifiance de l’effectif le dispute à l’indigence de la conscience, mais seulement à des organes de presse qui croient qu’informer c’est essentiellement s’opposer et qui, en leur ouvrant leurs colonnes pensent leur construire des statures, des statuts et des statues…
D’aucuns parmi la faune d’ « opposisionnistes » refusent de se prêter à ces joutes consultatives en fustigeant l’initiateur, en ironisant sur la méthode ou en doutant des résultats… Ceux –là n’ont jamais admis autre chose que leurs critiques depuis 1963 et quand une frange préconise une constituante l’autre exige le départ du Président ; deux conditions qu’ils savent irréalistes, pour continuer à jouir du confort de l’opposant systémique qui ne risque jamais de dévoiler ses faiblesses en s’abaissant à la gestion directe des préoccupations de « la canaille »…
Le Président Bouteflika est réputé « roublard » (sans aucune idée péjorative) ; on le sait amateur de défis… Ces consultations quoi qu’on fasse ou ne fasse pas, quoi qu’on dise ou taise, revêtent elles aussi le caractère d’ un éminent défi. A ceux et celles qui ne refusaient les communes chevauchées qui leur étaient proposées que pour mieux faire accréditer l’idée d’un pouvoir faisant cavalier seul, on propose officiellement et « devant le Bon Dieu et Ses Hommes » de se joindre à la caravane et de participer à la définition de l’itinéraire et des modalités de la traversée… Ceux qui refuseront ne pourront qu’aboyer de dépit quand elle se remettra en route sans eux. Le peuple étant pris à témoin que personne parmi eux n’aura été préalablement exclu.
Nonobstant le résultat qu’on attend donc de ces consultations, c’est surtout la preuve de la volonté d’association de tous les acteurs de la vie politique, économique et sociale qu’on veut montrer afin que demain nul ne dise : cela s’est fait à mon insu !
Charles Augustin Sainte-Beuve disait : « De chaque discussion chacun se retire convaincu par ses propres arguments »… Ceux qui n’ont aucun argument valable à faire valoir, eux, se retirent au préalable de toute discussion…
|
| UNE CONSTITUTION CERTIFIEE CONFORME |
|
| Créé le : |
12 juin 2011 21h54
|
Article posté par : |
Web |
|
Le 18 mars 2008, dans son discours de Philadelphie, avec la ferveur d’un apôtre, Barak Obama a développé, devant des américains subjugués, les idées forces qui ont fait l’Amérique.
Il a commencé son discours par une contrevérité historique : en affirmant que la déclaration de Philadelphie qui vota la Constitution des Etats-Unis en 1787 donnant forme à la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 était le fait d’hommes et de femmes qui « avaient traversé l’océan pour fuir la tyrannie », il a occulté le fait que nombre de ces hommes et femmes n’étaient que des aventuriers qui se ruaient vers l’or et l’aventure plutôt que vers les grands principes du droit universel et qui étaient venus non pas fuyant les tyrannies mais la représentant, de cœur, d’âme, d’esprit, de plume et d’armes, pour s’accaparer en vrais brigands, des terres qui appartenaient à d’autres peuples qu’ils massacrèrent pour les besoin de la cause… terres qu’ils fructifièrent en exploitant d’autres hommes ramenés les chaines aux pieds d’un autre continent…
La déclaration d’indépendance elle-même n’était qu’un acte de nantis qui s’étaient insurgés contre l’impôt dicté par la Couronne Britannique et non une émancipation populaire instaurant la République pour échapper aux abus de pouvoir d’un quelconque absolutisme.
Cette Constitution qui « ne reflète que les préoccupations des élites de l’époque et les origines sociales des Constituants » (Charles Beard) et qui fut qualifiée de « coup d’État aristocratique » ne doit sa longévité qu’à l’élasticité de ses principes trop généraux pour ne pas être modulables à merci et aux (déjà 27) amendements qu’on y à introduit, la vidant en grande partie de la substance des principes de ses rédacteurs…
Pour l’Histoire, il faut rappeler que la mouture de Philadelphie que Monsieur Obama attribue à des « hommes fuyant la tyrannie » n’abolissait même pas l’esclavage puisque ce n’est que le 6 décembre 1865, après que sang, sueur et eau aient coulé dans le Mississipi que fut voté le XIIIe amendement qui l’ a officiellement interdit (avec quelques restrictions)…
Pour contourner cette tare originelle, le Président Barak Obama s’est laissé aller à lire dans les pensées de Georges Washington, de James Madison et des 55 délégués de la Convention de Philadelphie et à les excuser pour cet « oubli volontaire » qui fit porter à la Constitution Américaine « la stigmate du pêché originel » et les « pères originels » furent même dédouanés pour avoir permis le trafic des esclaves durant encore 20 ans…
Aujourd’hui que le monde est devenu quasiment unipolaire, que les labels de bonne gouvernance se distribuent par un seul bureau, celui ovale de la maison blanche, que ceux qui ne sont pas « certifiés démocrates » sont livrés à la brutale et autoritaire mise à niveau du pacte atlantique, il faut avoir le réalisme fataliste de remiser toutes les constitutions dans les poubelles de l’Histoire pour adopter celle de l’Oncle Sam.
Ca nous épargnera les controverses sur la constituante dont certains, à court d’arguments depuis 1963, ont fait leur abcès de fixation, les luttes épiques entre partisans des consultations, convaincus par obséquiosité, et adversaires, réfractaires par « taghannant », la résurrection des cadavres politiques de Abdelkader Merbah et autre Chalabia Mahfjoubi, les surenchères indécentes d’islamistes invertébrés à force d’entrisme et qui sont devenus brusquement des « ridjal wakifoune », la danse du ventre d’un FLN qui ne sait plus pour quel principe taper des mains, les reniements d’un RND qui n’en finit pas de se chercher une voie de salut pour faire oublier son usage abusif du bourrage des urnes comme hormone de croissance etc…
La Constitution Américaine qu’il faut juste entamer par une belle besmala en caractère koufi et traduire en arabe châtié et en thamazight tifinaghisé pour couper l’herbe sous les pieds de Othmane et Said Sadi devrait même combler d’aise Monsieur Ait Ahmed en poussant la régionalisation qu’il a toujours prônée à la constitution d’états fédérés….On ferait même mieux que les States en créant non pas cinquante états mais soixante… Les gouverneurs sont tous trouvés puisque nous disposons d’autant de chefs de partis qui piaffent d’impatience de se faire gouverneurs après avoir fait les rois dans leurs formations…
Nous pourrions ainsi en finir avec le « contestatisme » et l’ « oppositionnisme » qui nous tiennent lieu de programmes politiques depuis que nous avons découvert que l’impérialisme américain n’est pas un tigre en papier comme le disaient nos ainés mais « a way of live » comme il s’est toujours présenté…
Et ça permettra aux Ribouldingue, Croquignol et Filochard qui dirigent l’Otan de s’occuper des problèmes internes pour lesquels leurs électeurs les ont élus au lieu de s’ évertuer à inventer des oppositions armées, à les financer et à faire le coup de feu à leur place en laissant El Djazira les photographier sous différents plans dans leurs fuites révolutionnaires sur des pick-up surmontés de mitrailleuses tirant des salves « 3arrassi »…
|
| LA TRIPARTITE… FIXATION MALADIVE SUR LE CREDOC |
|
| Créé le : |
12 juin 2011 21h50
|
Article posté par : |
Web |
|
La tripartite de l’après-émeutes, annoncée à grand renfort de publicité et avec force promesses de bonnes surprises pour ses trois composantes, comme si ses trois composantes n’étaient pas aussi interdépendantes que des vases (financiers) communicants, imposant à la victoire d’une partie une défaite proportionnelle aux autres, s’est terminée par des cocoricos enroués qu’une bonne partie de la presse a qualifiés de «décisions importantes pour l’entreprise »…
L’accent a été particulièrement mis sur l’abandon partiel des contraintes imposées par le Gouvernement en matière de formalités de paiement des importations de matières dites « premières » et autres inputs.
La formule de paiement différé que l’Etat avait suspendue afin de « mieux maitriser ses volumes d’échanges » et dont la décision fut en son temps applaudie presque à l’unanimité par les analystes de la chose économique qui y voyaient une « reprise en main » d’un segment vital de souveraineté nationale par l’Etat, fut par la suite considérée comme la principale source de blocage de la vie économique et dénoncée d’abord timidement puis avec un acharnement qui allait crescendo par les opérateurs, leur presse, leurs partis politiques et… les organisations occidentales de défense des libertés publiques qui y voyaient une autre manifestation de l’interventionnisme gouvernemental, pêché mignon des régimes « totalitaristes » mais pêché capital aux yeux des partisans du capital et de la « liberté d’entreprendre ».
L’opinion publique eut droit à un véritable matraquage médiatique qui fut aussi sinon plus intense que celui qu’elle dut endurer devant les appels à la levée de l’Etat d’urgence par les activistes de tous bords qui trouvaient que cette disposition légale appliquée pourtant dans ses aspects strictement sécuritaires constituait une chape de plomb sur leurs libertés politiques…
La Tripartite ne s’est retrouvée prisonnière de la quasi exclusivité de cette revendication que parce que la composante de ses parties, inamovibles depuis des décennies, n’est représentative que des intérêts de ses sempiternels acteurs : des dirigeants syndicaux et patronaux datant du jurassique. Ces spécialistes es-reconduction qui occupent leurs sièges en potentats inamovibles, participent depuis des lustres - intuitu-personae - à ces joutes où ils ne défendent une mesure que pour mieux la pourfendre au prochain round, faisant preuve d’une courte vue déplorable pour des acteurs économiques et sociaux que doit pourtant caractériser essentiellement le souci de prospective.
Car les travailleurs et les entreprises, eux, sont totalement absents des débats ; les premiers beaucoup mieux défendus par la foultitude de « syndicats autonomes » qui ne doivent leur existence qu’à la léthargie d’une UGTA plus encline à gérer les carrières de ses cadres que les revendications de ses adhérents ; les secondes, déconnectées dans leur immense majorité de ces organisations patronales qui ne représentent qu’une « élite » trop bien introduite pour être gênée par les tracasseries bureaucratique d’une administration qui ne desserre une main de la gorge de l’entreprise que pour mieux l’agripper de l’autre.
Les problèmes des travailleurs réalisant une véritable valeur ajoutée sont appelés à devenir dans un proche avenir asphyxiants du fait de la distorsion salariale causée par les augmentations démentielles concédées aux secteurs non productifs par les démembrements institutionnels de l’Etat, qui vont de surenchères en surenchères sans calculer l’impact de ces gratifications sur la dette intérieure et leurs retombées en termes inflationnistes. Le déséquilibre ainsi généré entre les salaires indexés sur la plus value réellement dégagée par le travail et ceux distribués sur les budget de l’Etat risque d’être fatal à toutes les entreprises déjà laminées par des charges fiscales et parafiscales très lourdes et une concurrence déloyale imposée par un secteur informel florissant et des outputs de contrefaçon et de contrebande qui débordent des étals des magasins pour envahir rues et placettes dans un pays qui se « basardise » à la vitesse d’un marché informel d’une banlieue populaire…
L’Entreprise Algérienne, ou du moins sa très large composante ne bénéficiera d’aucun impact des décisions de la tripartite. Le Credoc n’a jamais été le souci des milliers d’entreprises publiques et privées qui constituent le réel tissu industriel du pays, celui qui crée l’emploi et la plus-value et qui prémunit l’économie contre toutes les crises économiques et sociales… Les autres mesures relatives aux relations banques –entreprises, elles aussi ne profiteront pas au gros des opérateurs mais seulement aux gros opérateurs économiques, les premiers n’étant que peu endettés du fait du refus de financement qu’ils ont toujours essuyés contrairement aux seconds qui ont toujours pu se servir en servant… Quant aux réels soucis de ces entreprises, la tripartite les a évacués en les confiant à des « commissions thématiques » qui rendront leur conclusions en septembre… quand on sait le sort consacré aux questions confiées depuis 1962 aux commissions de toutes natures, on peut deviner ce qu’il en sera de ces questions…
Avec le recul, en voyant sur quels consensus se sont entendus les acteurs de cette tripartite, on peut retirer une conclusion aussi nette qu’un niet d’Ouyahia… En réalité le tapage qui l’a précédé ne visait qu’à infléchir la détermination du gouvernement sur la question du Crédoc par les gros importateurs, inamovibles présidents des associations patronales ; les problèmes de l’entreprise et de ses travailleurs ne constituant qu’un faire-valoir… Le résultat ne pouvait être que ce statuquo édulcoré par des « mesurettes » ; juste pour faire bonne mesure.
L’Entreprise Algérienne aujourd’hui livrée à la gestion (et à l’appétit) de fonctionnaires qui la tiennent en haute suspicion et qui n’arrêtent pas de l’enfermer dans les carcans de la bureaucratie ne devra sa survie et son expansion qu’à une réelle représentativité et à un plan de bataille qu’elle se doit de confier à ses propres servants et non à des fondés de pouvoir qui n’enfourchent ses causes que pour défendre les leurs… Les entrepreneurs qui crapahutent dans les sentiers escarpés d’une gestion que la bureaucratie rend chaque jour un peu plus contraignante doivent prendre en main avec courage, obstination et conviction le devenir de l’ entreprise en instaurant d’abord une réelle démocratie dans ces organisations patronales qui parlent en leurs noms sans poser leurs vrais problèmes ni défendre leurs réels intérêts…
|
| LES TARTARINS TERRASSES PAR LES LIONS DE L’ATLAS |
|
| Créé le : |
12 juin 2011 21h47
|
Article posté par : |
Web |
|
Les rodomontades de nos Tartarins n’ont pas empêché les lions de l’Atlas de les avaler en quatre petites bouchées… La débâcle a failli tourner en véritable berezina sans le sursaut d’orgueil d’un M’Boulhi resté seul face aux assauts d’un adversaire plus motivé et mieux organisé que cette équipe sans âme que nous avons alignée. Benchikha qui n’a jamais rien démontré et que les responsables de la FAF ont reconduit contre l’avis de la nation et de la raison alors qu’il était aussi responsable que Saadane dans les contre performances de notre équipe nationale a dû certainement adapter à la rencontre avec le Maroc la tactique utilisée face au Malawi et qui consiste à « avoir tout pour n’en faire rien » face à la stratègie de l ‘adversaire du jour qui, avec presque rien, arrive à tout faire. Et dans ce pays ou les compétences sont interdites de performances parce que les responsables, tous les responsables, préfèrent confier les missions, les plus difficiles et les plus techniques, aux non contestataires même s’ils sont sans ressorts plutôt qu’aux hommes à forte personnalité même s’ils sont efficaces, privilégiant la stérilité sans contradiction à la fécondité dans l’irrévérence…
Et quand ils échouent, au lieu d’assumer leur mauvais choix et l’échec que ce mauvais choix a causé, ils appellent au meurtre avec la masse des lyncheurs et dressent les potences de l’exécution publique pour pendre haut et court leurs lieutenants même affublés du titre de « cheikh » ou de « général».
C’est vrai qu’en Football plus qu’en toute autre discipline, les victoires ont pour pères les présidents et les défaites ont pour pères les entraineurs…
Et à chaque fois que nous fermons à nos ambitions les voies d’accès qui semblaient pourtant accessibles en considération de nos forces et de nos moyens, nous revenons vers la rengaine éculée de l’impossible coach et des voix s’élèvent à nouveau pour nous condamner au recours à l’étranger, même si les illustres étrangers qui drivèrent nos teams n’ont jamais rien démontré si ce n’est leur propre boulimie.
Et ce sont ceux qui, pour des raisons de tribalisme, népotisme, autoritarisme déplacé ou petite susceptibilité refusent aux plus performants parmi les nôtres le contrat de recrutement qui leur aurait permis de réaliser ce que le peuple attend de son élite footballistique qui sont les premiers à se désoler en se dotant comme Diogène d’une bougie qui n’éclaire que leur face pour crier avec un dépit trop cynique pour être sincère : « je cherche un homme ! »
Ces gens là ignorent que le premier critère d’excellence en management consiste à savoir choisir les hommes auxquels on confie l’exécution du programme qu’on se fixe ou qui nous est fixé et que le mauvais choix en lui-même est déjà une preuve d’incompétence dont on ne peut fuir la responsabilité en s’abritant derrière la révocation de celui par lequel on fait accroire que le malheur est arrivé…
Il existe en cette généreuse et fière terre d’Algérie des gens qui croient dur comme fer que le déshonneur et l’humiliation sont les pires des sentiments que peuvent ressentir un homme ou un peuple … des gens qui ne s’engagent jamais pour une enveloppe mais pour un devoir… Des gens de compétence et de volonté, entraineurs ou joueurs, qui ne rêvent jamais de fortune mais seulement de gloire; des gens de la trempe de Makhloufi, Amara, Soukhane, Kermali qui compensent leur peu de bagages par une générosité et une abnégation méritoires… nous ne dirons pas patriotisme pour ne pas choquer des oreilles qui croient désormais que c’est un gros mot…
Il faut espérer que cette douche froide qui a été administrée à notre peuple permettra de balayer les bricoleurs de tous acabits pour que nos équipes sportives ne soient plus ces « agences de voyage » pour des vedettes aux cheveux teints, plus intéressées par leur look que par le drapeau et des accompagnateurs plus enclins à lire des menus de resto que le b.a ba des tactiques des disciplines dont ils ont la charge.
Notre équipe n’a été défaite que parce que l’esprit d’un Betrouni, d’un Hadefi, d’un Attoui ou d’un Merzekane n’habitait aucun des contractuels ramenés à grand frais pour défendre le vert de notre drapeau alors qu’ils sont conditionnés pour défendre le seul billet de cette couleur.
|
|