RICTUS
Catégorie :
Coup de gueule
Créé le :
01 sept. 2009 12h34 par sirconstance
Modifié le :
29 mai 2010 13h07
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Description :
Des trucs que j'ai (eu) l'occasion d'écrire et qui demeurent d'actualité...
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| REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT: PAS DE QUOI FOUETTER UN CHAT |
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| Créé le : |
29 mai 2010 13h07
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Moi j'comprends pas comment et en vertu de quoi s'affectent les ministères... je prends le cas de l'inénarrable Barkat, l'homme du PNDA et du H1N5. Ne voilà t'il pas un homme sans tonus, sans reliefs (je ne parle pas du physique), qui a cassé le peu d'agriculture qui nous restait puis s'en est allé détruire le chouiya qu'a laissé Tou du rien qu'a laissé Guidoum dans notre "systeme" de santé pour se retrouver à gérer la solidarité nationale avec les victimes de ses inconséquences ?... C'est presque du cynisme: je te confie la tâche d'appauvrir puis de mal soigner et ce sera à toi de gérer les loques humaines que tu auras créees...
L'autre truc qui m'échappe c'est cette faculté de notre Président à affirmer et ordonner une chose et à faire le strict contraire... Il me souvient qu'il n'y a pas bien longtemps il se fendait d'un "traité" de bonne gouvernance où il remettait la mysoginie et le machisme en place en ordonnant de laisser sa juste place à la femme dans toutes les places décisives... Je m'attendais personnellement à ce qu'il donne suite à cette "générosité" du mâle gouvernant pour les femelles gouvernées en leur reservant autre chose qu'un ministère de la Culture qu'occupe d'ailleurs une femme à la coupe-garçon... Relisez la liste du gouvernement nouveau et vous verrez la congruité de la portion qu'y occupe la "moitié de la population"...
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| Créé le : |
10 avr. 2010 18h03
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El Ftira, 11 jours de froid durant lesquels les femelles sangliers mettent bas... Berd Mahroum El Ham (le froid de l'interdit de chair). On dit que pendant ces journées d'Avril, les êtres vivants dont la chair est "haram" ressentent le froid au plus profond de... leur chair !... Ca va du sanglier au chat, du rat au chien et du singe à l'homme.
Et Ftira est là. Elle a commencé depuis 5 ou 6 jours, une atmosphère insipide qui fait dire que le temps est malade "el waqt mridh". On appelle cela le "Timbou", un soleil indécis, une brume qui refuse de se dissiper et un crachin tenace. On dit que ce triste climat est propice à toutes les maladies des plantes et qu'il rend nerveux l'homme et la bête. La pluie qui l'accompagne est pourtant d'une grande utilité pour l'orge, le blé et l'avoine en début de "lactescence" mais aussi pour les arbres fruitiers en pleine remontée de sève. Elle est favorable à l'oliviers car elle descend le long des feuilles en les lavant pour mieux les laisser respirer et en drainant les poussières qui regorgent d'oligo-éléments vers les racines où elle s'insinue entièrement, sans se perdre en rigoles. Encore 5 ou 6 jours et Avril donnera la pleine mesure au printemps; il ne saurait se défaire de sa mission pour ne pas démentir cet adage du cru qui dit: "Maghress bou thloudj, yebrir bou l3asloudj" - toute traduction détruirait le charme de ce proverbe, alors je m'en abstiens...
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| BOULEVERSEMENTS SOCIO-CULINAIRES |
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| Créé le : |
07 avr. 2010 18h32
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La cuisine du cru est en train de subir des mutations dont personne ne peut mesurer l'ampleur ni les risques.
Habituellement, les villageois se nourrissent de couscous, aux fêves vertes ou sèches, aux cardes, aux herbes (bsibsa, sella), aux raisins frais ou secs, au potiron, aux pois-chiches... jamais aux poissons comme ça se fait dans certaines regions du littoral et jamais à la viande sucrée comme ça se fait du côté de Djelfa ou Biskra... Ceci pour le dîner. Ce n'était peut-etre même pas un choix gastronomique délibéré mais une habitude dictée par l'instinct de survie, le couscous étant le plat le moins cher et peut-etre le plus nourrissant, mais aussi par d'autres considérations liées plus à la cohésion sociale qu'à l'estomc. L'habitude était si bien ancrée dans les moeurs qu'on parlait ça et là, avec une pointe de dérision, de "république couscoussière" un peu comme on parlait de "république bananière" pour un tout autre motif s'entend...
Depuis que l'Etat et ses servants, plus enclins à servir les monopoles et le FMI que la canaille ont décidé de lever les mesures de soutien aux produits de première nécessité pour ne soutenir (et quel soutien !) que sucre et lait, la semoule est passée en 10 ans, de 70 à 1000 DA le sac de 25 kg... la poignée de couscous est devenue plus chère que n'importe quel autre volume d'un autre aliment... ajoutez à cela le prix de l'huile d'olive qui a allégrement sauté de 25 à 500 DA le litre et vous pourrez vous rendre compte sans être un ministre de l'économie ou de la solidarité que le couscous est devenu un repas de roi, pas celui de la plèbe...
Le menu villageois est aujourd'hui bien plat... frites ou macaroni, bgoul ou chorba... c'est si insipide que le diner lui-même n'est plus ce moment de communion familliale autour d'une djefna mais un encas expédié debout et sans obligation d'horaire... ce qui occasionnera des dégats irréparables sur la cohésion familliale, l'esprit de fratrie, le dialogue des générations, la discipline de groupe et autres petites choses qui faisaient la grandeur de la famille...
Le Couscous appelé "T3am" (nourriture) devrait changer de nom car il n'est plus "la nourriture" mais une nourriture...
A SUIVRE
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| Créé le : |
16 mars 2010 12h21
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Révoqué de mon poste de gérant dans des conditions scabreuses le 15/11/2008, j'ai intenté une action en justice qui s'est conclue par un jugement annulant le PV de ma révocation et condamnant les associés coupables à une peine d'amende. Ledit jugement a été confirmé en appel et est devenu exécutoire en juillet 2009. Son exécution a été freinée par des entourloupettes procédurales dont je vous relate brièvement la (in)consistance:
1- Le notaire qui a modifié les statuts de notre Sarl sans m'en informer en ma qualité de détenteur et de défenseur de ces statuts et qui l'a fait sans tenir compte de leurs propres prescriptions en matière de prise de décision, de quorum, d'AG... affirme qu'il a procédé sans tenir compte du PV d'AGEX et qu'il a agi conformément à l'Art 579 du Code de Commerce qui stipule que le gérant peut être révoqué par les associés détenant plus de 50% du Capital Social... A signaler que l'Article 580 qui le suit immédiatement comme de bien entendu précise sans ambages que "les décisions des associés sont prises en Assemblées" et définit des modalités de vote où il n'est nulle part question de "mains levées" comme ce fut le cas.
2- Fort de mon jugement déclarant illégale ma révocation et la nomination de mes successeurs (un organe de gestion composé de 3 gérants dont l'un est même comptable de la société), je contacte le Centre du Registre de commerce pour annuler la modification qui y a été apportée... Le CNRC exige la modification préalable des statuts faisant prévaloir un acte notarié, tout authentique qu'il est sur un jugement exécutoire et battant en brèche le principe de hiérarchie des pouvoirs
3-La Banque, sollicitée pour le blocage du compte ne fait pas mieux et me répond qu en vertu de l'Article 600 du CPCA le blocage ne peut intervenir que sur un "Ordre exécutoire"... Le dit article affirme pourtant que "le jugement définitif est un ordre exécutoire"... Elle finit par obtempérer à ma demande après des journées d'étude de mon dossier.
Mes vis-à-vis déposent alors une plainte en référé contre la banque et moi même pour blocage abusif du compte de la Sté... Ils sont déboutés pour "non qualification"... le Tribunal ayant jugé que le Jugement annulant le PV d'AGEX leur avait ôté la qualité de gérants au titre de laquelle ils ont intenté l'action. Ils font appel et la Cour les déboute dans la forme en réfutant au juge le pouvoir de juger en référé cette affaire... Entretemps et malgré ces jugements, mes vis-à-vis ouvrent en catimini un compte bancaire auprès d'un autre établissement financier. Ayant eu vent de l'affaire, je réussis après biens des épreuves à bloquer ce 2e compte mais ils reviennent à la charge en mouvementant un 3e compte en dormance ouvert auprès d'une autre banque... là aussi il a fallu subir un véritable parcours du combattant pour pouvoir le bloquer.
A noter que mes vis-à-vis ont continué et continuent à exercer leurs fonctions comme si de rien n'était, se permettant même de me signifier officiellement mon licenciement et de m'enlever par la force de la Loi le véhicule de fonction que je détenais...
4-Ne voyant l'issue que dans la modification préalable des statuts alors que la logique voulait que je réintègre mon poste pour organiser une AGEX afin de remédier à cette situation, j'ai contacté un notaire qui, fort du Jugement en ma possession, a annulé les statuts par un acte tout autant authentique qui fut enregistré et publié…
5- Mes vis-à-vis ont alors intenté une action en référé pour obtenir le sursoit à exécution de cette modification statutaire en attendant les suites pénales qui seront réservées à une autre action en pénal intentée contre le notaire pour faux et contre moi-même pour usage de faux... Le Tribunal les a encore une fois déboutés en leur réfutant la qualité de gérant au vu du jugement annulant le PV de l'AGEX...
6- Le CNRC rendu destinataire des nouveaux statuts a réagi de manière bizarre... conscient de l'exercice illégal de l'activité par mes vis-à-vis il a quand même refusé de me modifier le RC en n'hésitant pas à envoyer une injonction aux gérants illégaux pour restitution... à ses services... sous quinzaine... de la copie du RC qu'ils détenaient !... la quinzaine étant très largement dépassée, le CNRC semble oublier son ultimatum...
7- Devant les risques encourus en matière de responsabilité (je suis redevenu gérant statutaire après annulation des modifications apportées par mes vis-à-vis pour ne pas dire adversaires), j'ai déposé au bureau du procureur une plainte pour usurpation de fonction... Mais il faut dire que je ne suis pas au bout de mes peines... Durant la seule journée d'hier j'ai été auditionné par le Juge d'instruction pour une plainte de 6 associés (totalement analphabètes) pour pas moins de 17 chefs d'inculpation liés à ... la mauvaise gestion... remontant à... 10 ans pour certains griefs !!!! et le soir je fus convoqué à la gendarmerie pour répondre du chef d'inculpation d usage de faux concernant la modification apportée par le notaire aux statuts...
J'en suis, après 15 mois de chômage, à mon 11e procès... Les tireurs de ficelles qui exploitent mes associés et dont tout le monde connait le but (celui de s'accaparer de l'entreprise) comptent m'avoir à l'usure et hier, l'un d'entre eux m'a clairement affirmé qu'il était hors de question que je revienne à la Société... que j'allais être condamné parce qu'il avait le bras très long, qu'il faisait fi même du ministre de la Justice vu qu'il pouvait s'asseoir quand il le voulait avec le Premier Ministre et que je pouvais dire adieu à ma liberté sauf si... j'acceptais de composer... auquel cas je pourrais continuer à jouir de mon salaire sans avoir à me présenter à l'usine et sans avoir à travailler... Sinon... sinon qu'il disposait d'un pistolet et qu'il pourrait penser à d'autres méthodes plus radicales pour me convaincre à abandonner la partie...
J'ai mis ça sur le compte des rodomontades d'un apprenti-mafiosi... le temps vous démontrera si j'ai raison ou tort...Tout en requérant votre solidarité, Je vous prends à témoins.
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| Créé le : |
03 mars 2010 10h01
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Un responsable d une entreprise publique exploitant des lignes en fil de cuivre a triomphalement annoncé hier matin sur les ondes de la radio que les pertes de sa société du fait des vols ont regressé de 5 millions de dinars à 1 million de dinars... Il a mis ces vols sur le compte des "chomeurs et des mineurs", ces deux plaies de la société et a affirmé que les services qui doivent réprimer ces délits éprouvent des difficultés du fait que les vols se passent dans l'algerois, les butins se stockent dans les wilayate limitrophes et les exportations se font à partir de wilayate plus lointaines... Il a en outre expliqué que la diminution des vols résultait des dispositions prises par le Ministere du Commerce d'interdire les exportations de déchets ferreux et non ferreux... A mon avis il faudrait interdire d'antenne les responsables coupables de pareilles inepties... D'abord, l'Algerois n'est pas un territoire civilisé entouré de réserves de khorotos sur le pied de guerre... les vols de cuivre sont un sport national tout autant que celui des regards en fonte et des garde-fous des ponts et des ponts en fer eux-memes (cf le pont suspendu de l'entrée Est de Lakhdaria et bientot surement aussi le pont colonial sur Oued El Djemaa)... Les voleurs de cuivre ne connaissent pas de frontieres administratives et leurs réseaux maffieux opèrent sans s'embarrasser des numeros des plaques d'immatriculation de leurs échelles et de leurs pinces... ils n'en ont d'ailleurs pas!... et s'il fallait jurer, on n'hesiterait pas à le faire pour dire que le gros des stocks de fils cuivrés se situe plutot dans l'Algérois qu'à Bouira, Tizi ou Médéa...
Ensuite et c'est là que la bourde devient pied de nez, dire que la regression des vols est due à une simple décision administrative, c'est reconnaitre une bien pietre participation des services de police et de gendarmerie et verser beaucoup d'eau aux moulins des détracteurs des barrages filtrants qui ne feraient comme ils osent l'affirmer, qu'accentuer les hypertensions des automobilistes et ralentir le rythme vital du pays...
Notez que cette explication rentre aussi en droite ligne dans les principes qui font notre gouvernance... pour éviter d'avoir à panser les plaies sur l'échine ou à corriger les protuberances, on élimine le bât... un peu comme si l'on ététait le migraineux pour le débarrasser de son mal de tete...
Le responsable de l'ERMA pour ne pas la nommer aurait dû, juste pour la reconnaissance devant les efforts qu'ils fournissent, ajouter aux félicitations adressées à Djaaboub l'enleveur de bâts, quelques mots gentils à l'adresse des hommes en bleu et en vert, panseurs des blessures de ce pauvre grisou qu'est devenu notre pays...
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